03/12/2004

Ça lui a coûté la peau des fesses mais pas chez l’épicier du coin

Les Hammams sont comme les mosquées ! On en trouve toujours bien un dans un rayon de deux kilomètres. Voilà bien un autre des plaisirs de l’orient : le Hammam. Ou comment commencer la journée en prenant soin de nos petits corps. Le bain de vapeur, la douche et enfin le massage. Nous sommes allés dans le plus vieux Hammam du bled. Intact depuis une centaine d’année, l’établissement est bien loin des centres de vitalisation moderne. La raison de la conservation de son état est qu’il est également situé sur un lieu de pèlerinage. Juste à côté du tombeau d’un saint. Pas de carrelage aux motifs floraux. Pas de cabine de douche, elle se prend à coup de seaux d’eau. Pas de grandes salles spacieuses et confortables. Les murs sont simplement couverts de chaux. La salle « chaude » est petite et la citerne d’eau chaude prend la moitié de la pièce. On y trouve qu’une petite banquette, où l’on peut à peine s’asseoir à trois. Et une seconde, à hauteur de plafond, sur les bords de la source de vapeur. C’est là que, chauffant petit à petit, montant imperceptiblement vers Laurent, l’eau du Hammam est venue lui mordre les fesses. Hurlant de douleur, il saute au sol, abaisse son short, il hurle : « Putain, je me suis fait ébouillanter le cul ! » Vous imaginez bien que nous étions pliés de rire. Nos ablutions terminées, nous avons fait étape chez le barbier pour un rasage « à l’ancienne », blaireau et rasoir, avant de retrouver Eric et Lapin qui préféraient rester au lit. D’ailleurs, à notre retour, Eric a eut cette magnifique phrase, le sourire aux lèvres : « Je sors d’un lit bien chaud ! » Connaissant son appétit sexuel du moment, on aurait pu interpréter : « Je sors d’un libyen chaud ! » mais on va lui laisser le bénéfice du doute.
Là où Laurent a fait très fort, c’était chez l’épicier, le soir même :
- « Bonjour mon ami, je voudrais une bouteille de Coca ! Et mets moi 300gr de pistaches ! Et tant que tu y es, 100gr d’Amandes grillées aussi…. Ça fait combien ? »
- « 6 dinars 800 millimes »
- « Quoi !? Tout ça ! Non, c’est trop cher ! »
- « Euh.. Attends… 3 dinars 800 »
- « Bon, tiens ! J’ai un dinar, c’est bon ainsi ! »
- « Non, monsieur… un dinar, ça ne va pas ! »
- « J’ai un autre dinar dans la voiture, j’arrive, je vais le chercher ! »

Donc Laurent embarque le tout pour deux dinars alors que le gars n’avait même pas essayé de l’arnaquer et lui avait donné le prix juste. Les 100 gr de pistaches, c’est pas loin d’un dinar 200 et la bouteille de coca, c’est largement ça aussi. (1 dinar = 0,75 €) Le pauvre aura payé pour tous les autres qui ont trop forcé sur les prix ! La photo a été prise sur le site de l’ancienne Carthage

16:25 Écrit par Fr.... | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

plus beau qu'un Dieu Grec! Peux-tu me communiquer l'adresse de ton tailleur....mais on dirait que tu portes un caleçon long ma parole, j'en suis toute chose!!!

Écrit par : PATRICIA | 08/12/2004

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