29/11/2004

La « petite Black »

Notre première véritable journée en Tunisie commence par l’apéro et la belote (maintenant que nous sommes initiés à la contrée, il est nécessaire de s’entraîner). Chacun muni d’une tasse à expresso remplie à volume égal, de coca et de Bacardi Black (voire de rhum seul pour les plus aventuriers), nous inventons « La petite Black », cocktail fayat qui devrait rester dans les annales. Ainsi, dans nos caleçons de nuit, nous tapons la carte jusqu’à l’arrivée de Nafaa, de Mohamed et d’un plat de mloukhia accompagné de pain au fenouil. Après le couscous familial de la veille, la cuisine tunisienne nous tend véritablement les bras. Et nous devons encore goûter le mouton grillé, la salade mechouïa, les chapatis, la dorade et autres délices sucrés et salés. Aucun de nous ne pourra dire qu’il a mal mangé. Contrairement aux échos que nous avions eu du précédent voyage d’un autre fayat. Même la tourista nous a laissé profiter de ces mets.
Nous voilà fins prêts pour attaquer la journée. Eric, les cheveux soigneusement gominés, l’œil plissé du chasseur un premier jour de safari, est déjà aux aguets. Il recherche la gazelle. Petite, le regard noir, de belles cuisses et la joue tendre. Nom de code : la « Cik ». Les gars, j’applique la technique kabyle ! Une approche en douceur, un sourire, montrer que l’on a du fric, lui promettre l’Europe et là paf… je la kette ! Mais ce n’est pas aujourd’hui, au stade de foot, le jour de l’Aïd, que l’on verra le maître en action.
Car ce dimanche, en demi finale de la coupe d’Afrique, l’Etoile du Sahel affronte le Sénégal et nous sommes dans les tribunes. Et en moins de cinq minutes de jeu, le premier goal est inscrit par l’équipe locale. On saute, on hurle, on embrasse son voisin même si on ne comprend rien à ce qu’il raconte. La victoire, ainsi annoncée, ira à l’Etoile, avec un 3 – 0 qui leur fera rencontrer le Niger au mois de décembre et peut-être, devenir les champions d’Afrique. Inch Allah !
Bien entendu, c’est la fureur à la sortie du stade. Pare-chocs contre pare-chocs en fer forgé de 404, les klaxons hurlent. On en voit qui sautent de joie sur les capots des voitures. C’est alors que, l’autoradio à fond, Hatem sort de la voiture et au milieu du jeu de quilles, se met à danser. Tof voulait voir des danseuses du ventre… Le voilà servi ! Ou du moins, il devra s’en contenter. Et nous tous, de frapper dans nos mains et de reprendre en chœur le refrain de Samir : « Lèlèlè, ya mamma, ya mamma… »

09:38 Écrit par Fr.... | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Pour les cartes FGTB Hip Hip Houra

Écrit par : Franck | 29/11/2004

nourriture mwouai non franchement je confirme la nouriture n'est pas vraiment "variée".....m'enfin comme je le dit souvent , "vous savez pas manger d'toute façon" bande de fayat.Et la tourista est pas accecible aux corps rempli d'alcooll!!

Écrit par : denis | 01/12/2004

Les commentaires sont fermés.