25/11/2004

Et c’est parti pour le show !

Cinq fayats partis retrouver Nafaa en Tunisie et dans le trip, il y a eu du show, des américaneries (le jeu préféré d’Eric et de Lapin était de faire des « freins à main » devant les commissariats et les mosquées) et des soirées « mouquerie » jusque 4 heure du matin. Dès le départ, nous avons fixé les règles : cinq gars, dix jours, onze bouteilles d’alcool et une timide bouteille de vin (Rhum, whisky, vodka et de la Mandarine Napoléon. Mais ce n’était pas une bonne idée, on aurait du prendre une autre bouteille de rhum à la place de la Mandarine). Ah oui, une bouteille de vin, car Eric avait prévu de nous cuisiner une petite spécialité italienne. Oui, oui, c’était bien d’y croire…
Tout commence naturellement à Zaventem, où Isa nous a déposé. Abandonnant son petit homme à l’Orient sauvage : « Laurent, tu fais attention à ton petit cul ! Car là-bas la nourriture donne chaud au terma. Et tu fais attention sur la route, surtout en traversant. Allez bisou, bisou… » Cette loque de Laurent, il part se griller les coroñes au soleil pendant qu’Isa, elle, retapisse la maison. Moi Monsieur, je lui ai dit : ici, je m’occupe de la voiture et de rien d’autre ! C’est pour cela que j’ai acheté une Toyota ! Ça tombe jamais en panne ! » N’empêche que Laurent, ce qu’il ne savait pas encore, c’est que son petit cul, il allait connaître les brûlures de la Tunisie et pas seulement celles des piments.
Arrivé à Monastir comme des américains, Lapin adresse un grand sourire à la police de l’Aéroport :
« - Bonjour, Monsieur.
- Passeport !
- Euh, je n’ai que ma carte d’identité
- Et vous venez faire quoi en Tunisie ?
- Euh, on vient retrouver un ami.
- Vous avez une réservation d’hôtel ?
- Euh, non… on loue un appartement.- Où cela ? Vous avez l’adresse ?
- Euh, non, Monsieur…
- Bon, vous n’entrez pas !
- Mais Monsieur, la madame à l’agence, elle a dit que la carte d’identité suffisait…
- Ce n’est pas ! On entre pas ici sans passeport ! Vous restez là !

Les deux seuls qui avaient leurs passeport entrent tut de même. Nafaa, en tour-operator improvisé, essaie de négocier avec un autre scorpion qui le regarde et dit : « Je n’ai rien compris à ton histoire, tu attends ! De toutes façons, il vont arrivés » De fait, cinq minutes plus tard, la gueule enfarinée de Lapin apparaissait.
Nous voilà donc tous en Tunisie avec un objectif commun, se détendre et faire la fête mais quelques petites variantes tout de même.Laurent veut se changer les idée et s’offrir un bon petit massage relaxant.
Tof a envie d’aller des danseuses du ventre, voilées, émeraude dans le nombril et déhanchement des milles et une nuits.
Eric veut se taper une tunisienne ( « Moi, si je ne kette pas, je reparts déçu ! »)
Lapin, le sourcil froncé réfléchit un peu et conclut par : « Oh, oui, les pouffes, c’est bien ! Moi aussi, je veux kèter ! »
Et Franck, fumer la shisha, aller au Hammam et dire bonjour à la maman de Nafaa tout les jours.
On attaque notre première soirée. Fumer une première shisha, accompagné d’un thé pignon dans un café pour touristes à Sousse. Une jolie serveuse mais peine perdue pour Eric, c’est une amie de Mohamed. La soirée se poursuit par une petite promenade dans la Médina avant que Nafaa ne nous propose d’aller au café du bled, à Sidi Ameur. Là, où nous étions les seuls européens, comme dans le reste du village d’ailleurs, nous avons joué une belote sous l’œil amusé des tunisiens : « Ah oui, ils jouent à la facile ! » C’est décidé, nous allions apprendre la belote contrée !

14:08 Écrit par Fr.... | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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