10/02/2004

Laurent, tu as un 50

La belote est une tradition! Rares sont les jeudis où l'on ne tape pas la carte.
Chacun y va de sa stratégie, de sa technique de jeu. Certains comptent sur la chance. D'autres en ont comme cela n'est pas permis.
Ensuite il y a l'état dans lequel on joue. La fatigue parfois se fait sentir. Au bout de quelques tournois, la lassitude peut apparaître. La concentration peut baisser sous l'effet de différents facteurs.
Mais le plus souvent, c'est en gladiateurs que nous disputons nos parties de belote. Le tapis de jeu est une arène où se déchaînent les personnalités. On y voit la carte brandie, prête à être tapée... Mais un bon jeu ne suffit pas!
Le sabre du joueur, la kalashnikov du beloteux, c'est la parole. Car la belote, le jeudi, se joue à l'influence.
C'est le "Joue! C'est pour moi" qui glace le sang de l'adversaire indécis.
C'est la tierce comptée et que l'on conteste.
C'est le "Ouh" insidieusement prononcé lors de la retouche.
Le "Mets ton as", le "T'as joué comme une merde" que l'on entend souvent ou encore " T'as jamais onze la-dedans!".
Enfin, on peut pousser l'influence, le travail psychologique avec un "donne, j'y vais" en prenant l'atout sans regarder les cartes. Celui qui fait cela a souvent le cul bordé de nouilles. Et quand la chance est là, on peut faire ce que l'on veut. On sait que le partenaire vous laissera pas tomber. Et là, l'adversaire encaisse le coup, il râle : "Un qui pousse, l'autre qui chie"
Et oui mon ami, c'est ça jouer à la belote!
Pendant la partie, les tempéraments ressortent : On a notre moine beloteux : Laurent. Il joue vraiment pour le plaisir de jouer. Pour l'acte social, boire une bière, passer un bon moment avec les amis et puis gagner ou perdre, peu importe. On devrait tous prendre exemple! Sauf sur sa manière de jouer. Il a beau nous répéter qu'il développe une stratégie expérimentale depuis des années, cela n'est toujours pas concluent. Mais il gagne parfois, ça il n'y a pas à redire.
Denis qui arrive a être mauvais perdant même quand il gagne. Qui souvent donne l'impression de jouer seul contre trois.
Nafaa touchant constamment les cartes, les mélangeant même quand ce n'est pas à lui de donner. Il arrive même à jouer deux fois la même carte dans une même part si on n'y prend pas garde. Et de nous rappeller que l'on ne sait pas jouer à la belote si on ne joue pas à la belote contrée....
Il y a le jeu aléatoire de Franck suivant les phases de lune, le verre de Leffe ou sa capacité à mémoriser les cartes. Souvent proportionnelle au contenu du verre de Leffe sauf au-delà d'un nombre critique de bouteilles vides où là, cela devient inversement proportionnel. Attentif par instant, un joueur de bataille à d'autres.
Valmy, un joueur de belote classique, comptant ses cartes, la clope au coin du bec. Pas grand à dire si ce n'est qu'il est particulièrement nerveux quand il joue avec Laurent.
Anthony qui nous apprend des insultes en sarde lorsqu'il doit céder un as ou un dix à l'adversaire.
Il n'y a bien que ceux qui ne savent pas y jouer pour affirmer que la belote n'est pas conviviale. Au contraire, c'est une tape sur l'épaule, une accolade. Un moment de détachement et de rencontre....

18:37 Écrit par Fr.... | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

denis joli. no comment!!!

Écrit par : debis | 15/02/2004

steve chercher l'erreur !

Écrit par : fayatman | 16/02/2004

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